PGI est l'acronyme de « progiciel de gestion intégré », la traduction recommandée par l'Office québécois de la langue française pour ERP. Les deux termes désignent exactement la même chose : un logiciel qui centralise les fonctions de gestion d'une entreprise dans une base de données commune. Dans les appels d'offres publics et les documents gouvernementaux au Québec, c'est PGI qui apparaît; dans les conversations d'affaires, ERP domine.
Ce que « intégré » veut dire
Le mot clé est l'intégration. Un progiciel de comptabilité, un logiciel d'inventaire et un outil de soumissions séparés forment trois îlots. Un PGI les remplace par des modules qui partagent les mêmes clients, les mêmes produits et les mêmes prix : une soumission acceptée devient une commande, qui réserve l'inventaire, qui génère la facture, sans ressaisie.
Progiciel ou logiciel sur mesure
« Progiciel » sous-entend un produit standard, paramétrable, vendu à plusieurs entreprises. C'est le modèle des PGI du marché (SAP Business One, Dynamics 365, Odoo, Acomba pour les plus petites structures). Un PGI sur mesure inverse la logique : les modules sont construits autour des processus de l'entreprise plutôt que l'inverse. L'approche hybride, fréquente chez les manufacturiers et distributeurs québécois, garde un progiciel standard pour la comptabilité et bâtit sur mesure ce qui touche la production, l'entrepôt ou le service.
Aide financière
Au Québec, l'implantation d'un PGI est admissible à plusieurs programmes (Investissement Québec, crédits à la transformation numérique), à condition de documenter le cadrage et les requis.